[traduit de langlais par Louise Poirier]
Je viens de Télémark en Norvège. Lautomne dernier, quand jai regardé attentivement le programme dentraînement des maîtres en ski de fond de la Norvège, je me suis franchement mise à bailler. Comment se fait-il quil ny ait pas de massage ? Où sont les séances détirement supervisées en groupe avec musique ? Et surtout, vais-je pouvoir manger du saumon pour dîner accompagné dune bonne bouteille de vin ? Perdue dans mes rêveries, je me suis mise à faire tourner le globe terrestre à côté de moi quand, tout à coup, un nom sest mis à scintiller en plein cur du Québec : la Forêt Montmorency !
Je nexagère pas. Ce camp dentraînement est lun des plus beaux moments de ma vie. Tout cela à cause du mélange parfait de plaisir, de travail intense et dexpertise. Les Québécois sont définitivement un peuple plus sociable que les Norvégiens. Par exemple, jai vu des femmes de 40 ans couchées dans la neige tordues de rire, ce qui aurait été un comportement inacceptable pour des Norvégiennes de 30 ans !
De retour dans mon pays, jai donc pris une grande décision : suivre des cours de français. De cette façon, André Filion et mes autres instructeurs nauront plus besoin de passer leur temps à tout traduire en anglais pour moi quand je reviendrai. Et le reste du groupe naura plus besoin dattendre en grelottant... De toute façon, je ne pouvais dire correctement que la phrase " Jaime le Québec ". Cela ne me sera vraiment pas suffisant pour les voyages que je projette aussi en... France.
Le troisième week-end de mars est toujours celui durant lequel se tient la Birkebeiner en Norvège à Lillehammer avec plus de 9 000 participants âgés de 16 à 80 ans ou plus. Jespère que vous viendrez me voir nombreux en lan 2 000.
Merci de mavoir adoptée comme vous lavez fait.
Avec tout mon amour,
la Norvégienne de passage au Québec.
Mai 1998