L’alimentation pré-exercice vise à favoriser l’apport en liquides, maintenir un taux adéquat de glucose sanguin et fournir des éléments nutritifs faciles à digérer, tout en gardant l’estomac relativement vide.
La digestion
La digestion est un facteur important à considérer; on ne veut pas qu’elle interfère. En effet, il y a une compétition pour le sang entre l’estomac et les muscles, et c’est l’estomac qui perd ! Cela se manifeste par des nausées, des régurgitations, et même des vomissements. Plus l’intensité de l’exercice est élevée, plus le sang est mobilisé par les muscles et devient moins disponible pour la digestion.
• Les matières grasses sont plus lentes à digérer; elles peuvent rester dans l’estomac jusqu’à quatre heures.De façon générale, on alloue trois à quatre heures pour un repas, deux à trois heures pour un goûter (ex. muffin, fruit et yogourt), une à deux heures pour une collation (ex. barre de céréales ou fruit). Si la compétition a lieu tôt le matin, on prend un repas copieux tardif la veille et un déjeuner léger le jour de l’épreuve.
Cependant, les tolérances digestives varient beaucoup d'une personne à l'autre; il faut apprendre à connaître les siennes.
L’eau
Durant les 24 heures précédant l’événement, des quantités adéquates de liquides doivent être consommées (~2 à 3 litres pour la plupart des sportifs). Environ deux heures avant la compétition, il faut boire 500 ml de liquide; ainsi, assez de temps est alloué pour éliminer l’excédent d’eau ingérée.
Les aliments à privilégier
Le choix doit porter sur les aliments riches en glucides et faibles en matières grasses, qui sont familiers. La première règle à observer : ne jamais prendre quelque chose de nouveau. Essayez les nouveaux produits en entraînement.
Les aliments à éviter
• Les aliments contenant beaucoup de fibres (ex. légumineuses, son, maïs) et les légumes crucifères (chou, brocoli, etc.) peuvent causer de l’inconfort intestinal.Comme on peut le constater, plusieurs aliments et boissons conviennent bien avant une compétition; il suffit d’ajuster les quantités et les délais en fonction de ses tolérances digestives. Pour certaines personnes cependant, il se peut que la nourriture consommée avant une compétition ait un plus grand effet psychologique que physiologique. Gardez vos habitudes qui ont fait leur preuve.
Pierrette est consultante en nutrition sportive et enseigne en Techniques de diététique au Cégep de Limoilou. Elle a étudié en diététique à l’Université Laval et en éducation à l’Université du Colorado. Les sports qu’elle pratique de façon plus intensive sont le cyclisme, le ski de fond et la course à pied.