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	<title>AMSF</title>
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	<description>Association des maitres en ski de fond du Québec</description>
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		<title>Skier sans connaissance !</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 02:53:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Dufresne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Circuit des Maîtres]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Annus horribilis 2011 ! Oui, l&#8217;hiver 2011 fut une saison de merde pour une de mes passions : le ski de fond.</p> <p><a href="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/libre/libre69.pdf">Par ici</a> pour la suite de l&#8217;article</p> &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/circuit-des-maitres/skier-sans-connaissance/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Annus horribilis 2011 ! </em>Oui, l&#8217;hiver 2011 fut une saison de merde pour une de mes passions : le ski de fond.</p>
<p><a href="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/libre/libre69.pdf">Par ici</a> pour la suite de l&#8217;article</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nouveau site !</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Apr 2011 19:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas parce que la saison de ski de fond est terminée qu&#8217;il faut arrêter de bouger, n&#8217;est-ce pas.?  C&#8217;est dans cet esprit que l&#8217;AMSFQ inaugure dès aujourd&#8217;hui son nouveau site Internet, en vue de la prochaine saison.</p> <p>Le contenu du site a été rafraîchi avec un bon coup de balai  dans les <a &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/dernieres-nouvelles/nouveau-site/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft noborder" src="http://www.amsfski.com/logos/tiny/AMSF_tiny.png" alt="" width="53" height="36" />Ce n&#8217;est pas parce que la saison de ski de fond est terminée qu&#8217;il faut arrêter de bouger, n&#8217;est-ce pas.?  C&#8217;est dans cet esprit que l&#8217;AMSFQ inaugure dès aujourd&#8217;hui son nouveau site Internet, en vue de la prochaine saison.</p>
<p>Le contenu du site a été rafraîchi avec un bon coup de balai  dans les <strong><a title="Archives" href="http://www.amsfski.com/archives/">archives</a>. </strong>Plus de 200<strong><a title="Articles" href="http://www.amsfski.com/articles/"> articles</a></strong> sont maintenant accessibles sous forme de blogue . Il est maintenant possible d&#8217;accéder au riche contenu de la bibliothèque virtuelle AMSFQ soit par <strong><a title="Articles par sujet" href="http://www.amsfski.com/articles/articles-par-sujet/">sujet</a></strong>,  par<strong><a title="Articles par auteur" href="http://www.amsfski.com/articles/articles-par-auteur/"> auteur</a> </strong>ou<strong> <a href="http://www.amsfski.com/articles/articles-par-annee/">par année</a></strong>.<strong> </strong>Un champ de recherche est également disponible<strong>. </strong> Le calendrier du <strong><a href="http://www.amsfski.com/circuit-des-maitres/calendrier/">circuit des maîtres</a></strong> est plus complet que jamais et le <strong><a title="Ski Bazar" href="http://www.amsfski.com/ski-bazar/">ski bazar</a></strong> est de retour pour les membres.</p>
<p>Bienvenue chez vous!</p>
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		<title>Transjurassienne ( 2011 )</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 06:12:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathalie Langlois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-Rendu]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Extrait de l&#8217;Écho des maîtres, numéro 28 (avril 2011) (voir l&#8217;article <a href="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/voyage/voyage22.pdf" target="_blank">sous forme pdf</a>)</p> <p>Transjurassienne 2011 par Nathalie Langlois, Magog</p> <p>Depuis que j’ai mon passeport de la Worldloppet, j’ai décidé d’essayer de faire une loppet par année ou par deux ans, pour éventuellement les faire toutes. Après la Vasaloppet en Suède l’an passé, &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/voyage/transjurassienne-2011/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Extrait de l&#8217;Écho des maîtres, numéro 28 (avril 2011)<br />
(voir l&#8217;article <a href="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/voyage/voyage22.pdf" target="_blank">sous forme pdf</a>)</p>
<p><strong>Transjurassienne 2011</strong><br />
par <em>Nathalie Langlois</em>, Magog</p>
<p><strong>Depuis que j’ai mon passeport de la Worldloppet, j’ai décidé d’essayer de faire une loppet par année ou par deux ans, pour éventuellement les faire toutes. Après la Vasaloppet en Suède l’an passé, cette année c’est la Transjurassienne qui m’a séduite. J’avais le goût d’en faire une en pas de patin et c’était la plus longue, 76 km, ce qui me plaisait bien.</strong></p>
<p>Je quitte donc le Québec le 6 février pour le Jura français avec un ami. Nous étions un peu inquiets du manque de neige et nos craintes furent confirmées à notre arrivée.</p>
<p>Un soleil radieux, une température clémente, des gazons verts, mais pas de neige au sol. Les dernières précipitations dans la région remontaient au 25 décembre. Heureusement, on apprend que la course va tout de même avoir lieu sur un parcours de repli, en altitude. Le tracé sera raccourci : le 76 km et le 54 km deviendront un 40 km comprenant une boucle de 10 km skiée deux fois. C’était mieux qu’une course annulée ou que de tourner en rond sur une boucle de quelques kilomètres, mais j’étais quand même déçue.</p>
<p>Au lieu d’un trajet sillonnant à travers les villages avec un dénivelé négatif, on se retrouvait sur un parcours escarpé dans la forêt, en altitude, avec un dénivelé positif (montée 1020 m, descente 970 m). Pour moi, ça voulait dire un effort plus court mais beaucoup plus intense.</p>
<p>Dans la semaine qui précède, on skie le parcours presque au complet, en deux sorties. Les conditions de neige sont minimales, il faut enlever les skis à plusieurs reprises. Il y a des sections en terre, d’autres sur la glace vive, c’est du ski extrême! On se demande comment les organisateurs vont faire pour arranger le tout. Heureusement ils ont fait des miracles avec, entre autres, de la neige artificielle.</p>
<p>Sachant qu’il y a environ 300 femmes qui prennent le départ, je me fixe un objectif de terminer dans les 40 premières ou dans le premier 15 % et de faire un temps de moins de 2 h 30.</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 458px"><img title="Nathalie Langlois au d/part de la Transjurassienne" src="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/voyage/voy22_fichiers/photo1.jpg" alt="" width="448" height="336" /><p class="wp-caption-text">Nathalie Langlois au départ de la Transjurassienne en Franche-Comté, qui a accueilli plus de 3 000 skieurs. La future récipiendaire de la 9e édition du Circuit des maîtres a fait une superbe course, malgré les conditions de neige difficiles.</p></div>
<p>Il y a quatre vagues de départ, en plus de la vague élite. Grâce à mes courses antérieures, je suis classée dans la première vague. On nous place dans des zones clôturées selon nos vagues, skis dans les mains. On se sent comme des poules en cage! Lorsque le départ a été donné, tout le monde s’est précipité à la porte en se bousculant, comme s’il y avait le feu. Puisqu’on avait des puces et que le temps comptait seulement quand on passait la ligne, j&#8217;ai pris mon temps et je suis partie dans les dernières de ma vague. Ça m&#8217;a permis de remonter et de dépasser durant toute la course, c&#8217;est bon pour le moral! Je ciblais les filles qui avaient un dossard rose (alors que les gars étaient en bleu). J&#8217;avais de bonnes jambes et un bon <em>feeling</em>. La catégorie élite était partie cinq minutes avant nous alors je savais qu&#8217;il y avait déjà une trentaine de filles devant. Au 6e km, un spectateur m&#8217;a dit que j&#8217;étais 38e femme. Je me suis dit : « Bon, c&#8217;est le temps d&#8217;aller en dépasser d’autres si tu veux rester dans le top 40 ». Et une à la fois, je les passais 37, 36, 35&#8230;</p>
<p>Les conditions étaient difficiles avec de la neige soit molle en gros sel, soit très collante. Les descentes étaient périlleuses car il s’était formé plein de remblais et c’était dur de contrôler les skis. Il faisait chaud, plus de 10 °C.</p>
<p>Vers la fin de ma première boucle, je me suis fait dépasser par les premiers hommes qui avaient déjà 10 km d’avance et qui terminaient leur 2e boucle. C’était impressionnant de les voir passer!</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 458px"><img title="Les miracles de la neige artificielle" src="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/voyage/voy22_fichiers/photo2.jpg" alt="" width="448" height="336" /><p class="wp-caption-text">Les organisateurs ont fait des miracles à la Transjurassienne avec, entre autres, de la neige artificielle.</p></div>
<p>Quand on est repassé au départ au 30e km, la 4e vague venait juste de partir et on a été pris dans une foule de skieurs peu expérimentés et plus lents. C&#8217;est dur de dépasser, surtout que la piste n&#8217;était pas large, à côté c&#8217;était de la terre, et ça montait pas mal. Je suis tombée une fois mais heureusement vite relevée et pas de bris d&#8217;équipement.</p>
<p>Durant le parcours, j&#8217;ai été encouragé à plusieurs reprises: « Vas-y Nathalie ». La première fois, je me suis dit: « Il y a une Nathalie qui skie juste derrière moi ». Puis, j&#8217;ai réalisé que les gens avaient un journal avec la liste de tous les participants et les numéros de dossards. J&#8217;ai donc entendu mon prénom souvent, parfois accompagné de « GO la Canadienne ».</p>
<p>C&#8217;était vraiment l&#8217;fun et motivant! Finalement, dans les derniers 7 km j&#8217;étais encore en pleine forme et c&#8217;est là que j&#8217;ai dépassé le plus de filles. J&#8217;avais perdu le décompte mais je savais que je m&#8217;alignais vers un top 25.</p>
<p>Je termine en 19e position sur 285 femmes, avec un temps de 2 h 19’ 33”. Je suis très contente de ma course et j’ai atteint mes objectifs. Avec les numéros de dossard, je peux voir quelles filles étaient inscrites au 54 km, lesquelles étaient inscrites au 76 km. Les élites faisaient le 54 km et j&#8217;aurais donc terminé 3e femme au global au 76 km si j&#8217;avais maintenue cette position. Il va falloir que je revienne le faire un jour, ce fameux 76 km.</p>
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		<title>Photos diverses</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 20:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Album Photo]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Cliquez sur les photos pour agrandir.</p> <p>Une compétition est habituellement  annulée ou modifiée à cause du manque de neige. En 2007, ce  fut plutôt un excès de &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/divers/photos-diverses-1/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cliquez sur les photos pour agrandir.</p>
<p>Une compétition est habituellement  annulée ou modifiée à cause du manque de neige. En 2007, ce  fut plutôt un excès de neige!</p>
<div class="wp-caption alignnone" style="width: 230px"><a href="http://www.amsfski.com/docs/photos/divers/20070303_Forestville.jpg"><img title="Foresteville en 2007" src="http://www.amsfski.com/docs/photos/divers/20070303_Forestville.jpg" alt="" width="220" height="210" /></a><p class="wp-caption-text">Forestville en 2007, Junique et Ethier</p></div>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><a href="http://www.amsfski.com/docs/photos/divers/2010_redbull_suisse.jpg"><img title="Red Bull Ski Cross, en Suisse, c.2010" src="http://www.amsfski.com/docs/photos/divers/2010_redbull_suisse.jpg" alt="" width="270" height="169" /></a><p class="wp-caption-text">Red Bull Ski Cross, en Suisse, c.2010</p></div>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 284px"><a href="http://www.amsfski.com/docs/photos/divers/skiroulette_europe.jpg"><img title="Ça roule en Europe!" src="http://www.amsfski.com/docs/photos/divers/skiroulette_europe.jpg" alt="" width="274" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Ça roule en Europe!</p></div>
<div class="clearfix">&nbsp;</div>
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		<title>L&#8217;origine, le big-bang du ski de fond sur la planète a été localisé&#8230; au Québec!</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 21:27:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rock Ouimet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Historique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L’origine, le big-bang du ski de fond sur la planète a été localisé… au Québec! <a href="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/libre/libre68.pdf" target="_blank">lire cet article en format pdf</a></p> <p>(RO) — L’origine des compétitions de ski de fond chez les maîtres, de même que le Camp des maîtres lui-même, a toujours été nébuleuse. Il est temps de faire la lumière sur &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/historique/lorigine-le-big-bang-du-ski-de-fond-sur-la-planete-a-ete-localise-au-quebec/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" title="Michel-Léon" src="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/libre/libre68_fichiers/photo1.jpg" alt="" width="238" height="300" />L’origine, le big-bang du ski de fond sur la planète a été localisé… au Québec!<br />
<a href="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/libre/libre68.pdf" target="_blank">lire cet article en format pdf</a></p>
<p>(RO) — L’origine des compétitions de ski de fond chez les maîtres, de même que le Camp des maîtres lui-même, a toujours été nébuleuse. Il est temps de faire la lumière sur le sujet.</p>
<p>De nombreux personnages ont joué un rôle majeur dans le monde du ski de fond au Québec, et ils continuent encore de le faire après 20 ans. <strong>Michel Bédard</strong> et <strong>Léon Simard</strong> sont les deux piliers du Camp des maîtres. Ils sont les dignes successeurs des personnages à l’origine du ski de fond au Québec, au Canada et dans le monde. Quel destin les lie? Enfin se dévoile ici les origines inextricables des <em>masters</em> du ski de fond dans le monde, de l’AMSF et du Camp des maîtres, origines aussi incroyables qui rappellent celle du big-bang.</p>
<p><strong>La première association des maîtres de ski de fond dans le monde</strong></p>
<p>Bien qu’il n’ait jamais participé au camp comme tel, l’idée d’un camp d’entraînement pré-saison fut d’abord lancée par Jean-Yves Desrosiers qui était impliqué dans l’organisation du ski de fond au Québec pour les maîtres et Ski-bec. Il avait participé à l’organisation de championnats canadiens et provinciaux durant les années 1980. Selon Jean-Yves, «En septembre 1980, William D. (Bill) Gairdner et Jan D. Hansen créaient l&#8217;Association canadienne des maîtres en ski de fond (ACMSF), la première qui a pris naissance dans le monde. Bill Gairdner en devint le premier président et Jan Hansen, le premier vice-président et premier directeur de la division du Québec. L&#8217;événement déclencheur fut une compétition internationale de vétérans organisée par Jan Hansen au Club Viking à Morin-Heights (nord de Montréal) à l&#8217;hiver 1980. Devant l&#8217;intérêt des participants qui étaient âgés de 30 ans et plus, il fut proposé que de telles compétitions reviennent régulièrement et qu&#8217;une structure soit créée pour s&#8217;occuper des skieurs et des skieuses de 30 ans et plus.» La compétition de Morin-Heights fut suivie, à partir de 1982, d&#8217;une compétition annuelle internationale, connue sous le nom de <em>Coupe du monde des maîtres en ski de fond (Masters World Cup).</em></p>
<p><strong>L’AMSF : leader dans le monde</strong></p>
<p>La «division du Québec» de l’Association canadienne des maîtres de ski de fond fut sous la responsabilité de Jan Hansen qui en fut le premier directeur et promoteur en 1980. Impliqué activement dans le Club Viking et dans les compétitions provinciales, ce Norvégien parvint à recruter le premier noyau de maîtres. Ce fut ensuite Jean-Yves Desrosiers qui prit sa relève à partir de 1983 et cela jusqu&#8217;à 1989, en même temps qu&#8217;il était impliqué dans d&#8217;autres activités et organisations du ski de fond, notamment dans la région de Québec. Dès 1983, Jean- Yves Desrosiers et Lucien Maheu (du Club Ookpik) mirent sur pied le «Comité régional (région 03 &#8211; Québec) des maîtres en ski de fond» avec l&#8217;espoir que le modèle ainsi développé serait introduit ailleurs dans les régions de la province. Le comité des maîtres de la région 03 devint rapidement le plus important au Québec et au Canada, le recrutement ayant atteint jusqu&#8217;à environ 300 membres. </p>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 320px"><img title="Cécile Labranche" src="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/libre/libre68_fichiers/photo2.jpg" alt="" width="310" height="216" /><p class="wp-caption-text">Le ski est une affaire de famille chez les Simard. Ici, Cécile Labranche, future mère de Léon Simard. Elle a 91 ans aujourd’hui.</p></div>
<p>Par son nombre de membres, son nombre d&#8217;activités et par son dynamisme, le comité devenu l’<strong>AMSFQ </strong>devint le véritable leader des maîtres de ski de fond au Québec et au Canada. La division du Québec de l’ACMSF et l’AMSFQ s&#8217;occupèrent, à partir de 1983, de<br />
l&#8217;organisation des compétitions régionales et provinciales et même de la tenue au Québec du Championnat canadien des maîtres en 1989 au Mont Sainte-Anne. Ils aidèrent aussi les maîtres qui souhaitaient participer tant au Championnat canadien hors Québec et à la Coupe du monde des maîtres en ski de fond tenue chaque année dans un pays différent. En 1989, <strong>Léon Simard</strong> se joint à l’AMSFQ et en devient bientôt le président. Jamais son «règne» ne sera remis en question.</p>
<p><strong>Une nouvelle activité en 1990: le Camp des maîtres</strong></p>
<p>Quant à <strong>Michel Bédard</strong>, il était durant les années 1980 un fier compétiteur, en plus de siéger au bureau de direction de l’AMSF et de représenter les maîtres aux réunions de Ski-bec. Il a été au départ le principal artisan à l’origine du Camp des maîtres. «J’avais déjà participé à quelques camps d’entraînement de Ski-bec, un à l’auberge du Mont-Albert et un autre au Nouveau-Brunswick. J’avais les contacts pour recruter des personnes- ressources et, comme compétiteur, j’avais une bonne idée du genre d’activités qui répondraient aux besoins des fondeurs. Je connaissais l’existence de la Forêt Montmorency et je savais l’endroit idéal pour la tenue d’un camp pré-saison». En effet, dès 1976, Michel était déjà allé faire une excursion exploratoire dans le parc des Laurentides. Ainsi est né le Camp des maîtres en 1990. À partir de 1992-93, Léon Simard et le CA de l’AMSFQ ont pris en charge le recrutement des personnes- ressources et le programme d’activités. Et Michel y va toujours de sa touche personnelle.</p>
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		<title>Le ski à Lévis en 1930-1940</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 21:27:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Pichard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Historique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le document qui suit a été présenté lors d&#8217;une conférence de François Pichard donnée en janvier 1999 à La Société D’Histoire De Lévis. M. Pichard y raconte l’Histoire du ski au Québec en général et en particulier la naissance de ce sport à Lévis dans les années 1930 et 1940. Il fut l&#8217;un des fondateurs &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/historique/le-ski-a-levis-en-1930-1940/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le document qui suit a été présenté lors d&#8217;une conférence de François Pichard donnée en janvier 1999 à La Société D’Histoire De Lévis. M. Pichard y raconte l’Histoire du ski au Québec en général et en particulier la naissance de ce sport à Lévis dans les années 1930 et 1940. Il fut l&#8217;un des fondateurs du club Montagnard en 1933, ce club étant lui-même l&#8217;un des trois clubs fondateurs de la zone de ski de la Vallée du St-Laurent, aujourd&#8217;hui connue sous le nom &#8216;skibec&#8217;.</p>
<p>M. Pichard révèle aussi l&#8217;origine, en 1935, de la fameuse coupe Lévis-Mirepoix, qui est le plus ancien trophée de ski encore débattu en Amérique.</p>
<p>À lire, cette conférence en <a href="http://www.amsfski.com/docs/journal/articles/libre/libre67.pdf" target="_blank">format pdf</a></p>
<p>Voir le <a title="Profil de M. Francois Pichard" href="http://www.skimuseum.ca/biodata.php?lang=fr&amp;id=107" target="_blank">profil de M. François Pichard</a> intronisé au Temple de la renommée du ski canadien en 1983.</p>
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		<title>Loppet Boréal ( 2010 / partie 2 )</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 17:21:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Junique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-Rendu]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Petit guide Junique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: left;">Cette année André(1) m’accompagne. On vient de quitter Lac Beauport, direction Forestville. Comme tous les ans, c’est à mon auto que j’ai confié le soin de me transporter jusqu’au départ de la Loppet Boréal. Elle en a eu pour son kilométrage.</p> <p style="text-align: left;">Il neige, il pleut, il poudre, il vente, il grésille. &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/compte-rendu/loppet-boreal-2010-partie-2/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Cette année André(1) m’accompagne. On vient de quitter Lac Beauport, direction Forestville. Comme tous les ans, c’est à mon auto que j’ai confié le soin de me transporter jusqu’au départ de la Loppet Boréal. Elle en a eu pour son kilométrage.</p>
<p style="text-align: left;">Il neige, il pleut, il poudre, il vente, il grésille. Les conditions climatiques sont exécrables, les vents violents atteignent les cent kilomètres  à l’heure et la visibilité est nulle. L’auto est sans cesse déportée par des bourrasques de neige. La Zamboni est passé sur la chaussée et la glace est parfaite. Inutile de décrire le trajet, un seul mot le fait admirablement bien : abominable. La route va être longue. Et elle a été longue…</p>
<p style="text-align: left;">Mon véhicule a été le dernier à embarquer sur le traversier de Tadoussac qui a ensuite interrompu ses services pour quelques heures.</p>
<p style="text-align: left;">Tous ces moments difficiles seront vite oubliés une fois rendu à l’Écono Lodge, à Forestville.</p>
<p style="text-align: left;">On va même prendre le temps d’aller tester la piste et les conditions de glisse. La couverture neigeuse est mince sur le plateau de départ. Sur les deux premiers kilomètres ,la couleur de la neige n’est pas trop attirante mais ensuite, tout est parfait. Une fois de plus les traceurs ont fait des miracles(2).</p>
<p style="text-align: left;">Revenons aux choses sérieuses : la bière et le souper . Le dépanneur est toujours compétitif côté &nbsp;&raquo; spéciaux &laquo;&nbsp;. Quant au buffet de l’Écono Lodge, il est toujours parfaitement adapté à une veille de course de longue distance.</p>
<p style="text-align: left;">Les amis sont presque tous là malgré des conditions routières exécrables qui ont empêché certains groupes de se déplacer ( le traversier de la rive sud est fermé ).</p>
<p style="text-align: left;">Lors de la réunion d’information, après le souper, les organisateurs nous confirment que la course de 100 km n’est pas maintenue et qu’elle est remplacée par un 54 km ( on fera deux boucles de 27 km ). Merci aux organisateurs d’avoir pris cette sage décision. Les skieurs qui ont manifesté une petite rumeur de mécontentement l’auront vite oubliée demain matin lorsqu’ils seront face au vent.</p>
<p style="text-align: left;">Bonne nuit tout le monde.</p>
<p style="text-align: left;">La nuit a été ponctuée de rafales de blizzard. Les murs de la chambre ont tremblé à plusieurs reprises. On est chanceux d’être au chaud.</p>
<p style="text-align: left;">Cinquante trois réveils ont sonné en même temps, vers six heures du matin, annonçant le petit déjeuner et la période de réchauffement. Le temps d’avaler mes bagels, d’enfiler mes combines et me voilà en plein vent essayant d’atteindre le plateau de départ ( un pas en avant, deux pas en arrière ). Le vent est encore plus violent qu’hier. Trois bénévoles attelés à une cabane de pêche sur glace triment comme des damnés pour la transporter sur la ligne d’arrivée afin d&#8217;y abriter les officiels.</p>
<p style="text-align: left;">Les participants aux différentes épreuves testent les skis, les parachutes et les cerfs volants.</p>
<p style="text-align: left;">Surprise… Les organisateurs viennent d’annoncer que je suis l’ambassadeur de l’événement. Je ne le savais pas…j’aurais mis un habit. Lorsqu’ils m’ont demandé de donner le départ du 54 km classique, je n’ai eu que quelques secondes pour pratiquer. Mais elles ont été suffisantes pour que mon &nbsp;&raquo; 3-2-1-partez &nbsp;&raquo; soit une véritable réussite. Le départ a été fabuleux.</p>
<p style="text-align: left;">Dix minutes plus tard, c’est au tour des skieurs du 54 km patin de se regrouper sur la ligne de départ. La qualité du &nbsp;&raquo; 3-2-1-partez &nbsp;&raquo; est excellente mais manque du dynamisme et du brio de celle du départ précédent. Croyez-le ou non, je me suis glissé dans les trois premiers pour dix mètres, le temps de paraître à mon avantage sur les photos du départ. Mon cardio m’a ensuite ramené à la réalité, et derrière les vedettes. De toute façon, je ralentis toujours au passage devant le MacDo ( je respire un bon coup, ça me donne des forces ).</p>
<p style="text-align: left;">La neige est brunâtre, molle et mouillée mais ne contient aucun résidu solide ( dommage, j’ai l’habitude au Mont Royal ). Le peloton s’effrite assez rapidement et chacun s’installe à sa place. Le vent est tellement fort qu’il n’est pas possible de rester devant un groupe. Il faut prendre des relais, chose qui s’organise admirablement bien dans le groupe avec qui je fais du social. Le skieur de tête laisse très poliment sa place au skieur suivant , se laisse déporter en queue de peloton et profite pour quelques minutes d’un paravent gratuit. C’est une technique avantageuse qui permet de discuter avec un peu tout le monde et non pas uniquement avec le voisin immédiat. La piste est bien tracée, propre et large.</p>
<p style="text-align: left;">Une petite montée. On s’attend au sommet. Tout le monde est là ? OK, on repart. Le long des lignes électriques, la violence du vent force le groupe à faire de la marche arrière. Suit une belle portion de piste</p>
<p style="text-align: left;">relativement plane, bien abritée et qui serpente entre les arbres. Mes skis se déchaînent. Ils veulent rattraper une paire de Peltonen qu’ils trouvent à leur goût. Je les laisse faire, après tout ce sont eux les vedettes ( pour le moment ).</p>
<p style="text-align: left;">Les traceurs ont fait des miracles. Je vais écrire au Vatican, des fois qu’on aurait  besoin de noms pour les prochaines canonisations.</p>
<p style="text-align: left;">Les kilomètres se suivent et se ressemblent. Les organisateurs ont commandé le même vent que je retrouve généralement en canot  ( le modèle qui tourne avec les virages et qu’on a toujours de face ) . Je me demande si on fait vraiment une boucle, le vent est toujours dans le même sens.  Je ne sais pas trop comment j’ai réussi à faire le premier tour, mais lorsque j’ai vu la pancarte du km 25, j’ai pensé à la ligne d’arrivée.</p>
<p style="text-align: left;">Niaiseux…il reste encore un tour. Exactement le même, avec le vent aux mêmes endroits, la neige croustillante aux même places, les ravitaillements tout aussi bienvenus et avec les mêmes skieurs pour le social. Il faudrait peut être que je m’arrange pour les larguer, si je veux faire bonne figure à l’arrivée. Je me casse donc la figure dans un virage et mes amis me quittent. Voilà, je suis seul. Un peu de méditation va me faire le plus grand bien.</p>
<p style="text-align: left;">Les officiels me l’ont confirmé: j’ai bien fait le second tour mais je ne m’en souviens pas. Par contre les deux derniers kilomètres le long de l’aérodrome ont laissé des traces d’acide lactique dans mes articulations. Je suppose que c’est l’odeur de la soupe chaude qui nous attend qui m’a guidé jusqu’à la ligne d’arrivée.</p>
<p style="text-align: left;">Un coup de Kleenex, une ou deux interviews et je m’écroule.</p>
<p style="text-align: left;">Je me relève illico car cette année ce n’est pas une ambulancière qui donne la respiration artificielle.  Le temps d’enlever mes skis, de les remettre dans leur sac et je me précipite dans la tente ( sous laquelle deux brûleurs dispensent une confortable chaleur ) pour une copieuse collation. Je m’installe sur une chaise de camping en toile ( le modèle qui est vendu autour d’un trou pour mettre la bouteille de bière ). Une charmante bénévole m’a offert délicatement un verre de bouillon chaud. Bonne initiative&#8230;Ça me change des verres de boisson sucrée que j’ai renversé sur mon costume de ski pendant la course.</p>
<p style="text-align: left;">Tranquillement, je reviens à la vie. J’ai même le courage ( mais je dois le prendre à deux mains ) d’aller chercher un morceau de fromage et des glosettes.</p>
<p style="text-align: left;">Marie et Myriam ( deux jeunes skieuses du Club Rapido ) viennent de terminer leur course.  J’ai profité de leur compagnie pour vérifier la théorie de la superposition des couleurs.</p>
<p style="text-align: left;">Je vous livre les résultats de notre étude . Si on mélange du Gatorade jaune avec du Gatorade bleu ( le modèle fluorescent ), on obtient du Gatorade vert. Le mélange de Gatorade jaune et de Gatorade rouge donne bien du Gatorade orange. Par contre si on mélange du Gatorade bleu avec du Gatorade rouge, on obtient un Gatorade de couleur brunâtre, pas très attirant et non pas du Gatorade violet.</p>
<p style="text-align: left;">C’est vraiment ma course préférée… Entre la ligne d’arrivée et la douche il y a 74 secondes de marche rapide. J’en profite pour me vautrer dans le bain, et ensuite dans le lit(3). N’oublions pas les Olympiques.</p>
<p style="text-align: left;">Avec André, on a subit cinquante minutes de curling avant de s’endormir pour se réveiller une fois le trente kilomètres féminin(4) terminé. Aucun commentaire. Le banquet va nous remonter le moral.</p>
<p style="text-align: left;">Belle ambiance, nourriture de qualité ( surtout les desserts, j’en ai pris 6 ), atmosphère chaleureuse . Tous les ingrédients sont présents pour une parfaite réussite.</p>
<p style="text-align: left;">On a eu droit à quelques discours ( sauf le mien, je ne l’avais pas préparé(5) ). Une petite mise au point . Lorsque le représentant de l’Office du Tourisme a dit que le sort s’acharnait sur la Loppet, il ne parlait pas de mes inscriptions successives mais faisait références aux conditions météorologiques.</p>
<p style="text-align: left;">De bière en verres de vin, on est arrivé à la remise des médailles. Les œuvres d’art de Rose-Marie, &nbsp;&raquo; La marchande de sable &laquo;&nbsp;, sont toujours aussi belles et appréciées. En temps qu’ambrassadeur, j’ai eu le plaisir d’en accrocher aux cous de plusieurs des compétitrices et de les féliciter de leur performance. Pour ma part, j’ai eu droit à une belle surprise : un vitrail de Rose-Marie. Il est magnifique et orne une des fenêtres de mon logement. Je vais souvent penser à elle et à vous tous.</p>
<p style="text-align: left;">Il se fait tard. On reprend la route de bonne heure demain. On rentre. Bon dodo à tous.</p>
<p style="text-align: left;">(1) Nouvelle révélation étonnante dans le monde des maîtres : André ne se rase pas la tête les veilles de course car la tuque ne tenant pas sur un crâne rasé. Je lui ai suggéré d’utiliser les bandes adhésives START pour la fixer. L’idée est bonne mais ces bandes sont de plus en plus rares dans les coffres de fartage.</p>
<p style="text-align: left;">(2) Seront-ils les prochains… après le frère André ?</p>
<p style="text-align: left;">(3) … et dans la bière.</p>
<p style="text-align: left;">(4) Je précise pour les maîtres qui pensent que j’ai fait une faute d’orthographe que ce ne sont pas les kilomètres qui sont &nbsp;&raquo; féminin&nbsp;&raquo;, ce sont les participantes.</p>
<p style="text-align: left;">(5) Depuis cette soirée mémorable, je me suis rattrapé et j’ai envoyé  mon discours aux organisateurs. Demandez le leur.</p>
<p style="text-align: left;">C’est pas fini&#8230;.</p>
<p style="text-align: left;">Mes douze paires de skis font la grève.  Après avoir lu le texte qui précède, elles veulent que je raconte LEUR course. Je vous transmets donc l’intégrale de l’interview de ma paire de X-IUM  Skating WCS, réalisée par Radio Canada sur la ligne d’arrivée de la Loppet Boréal, édition 2010.</p>
<p style="text-align: left;">Fruit de l’accouplement d’une technologie avant-gardiste et d’une construction avec plaque intégrée, c’est en Espagne que papa et maman Rossignol m’ont conçue. Mon noyau de Monex nid d’abeille, ma configuration octogonale et ma nouvelle ligne de côte Vario Cut, alliés à une semelle de graphite K7000 à structuration numérique font de moi une des vedettes de la glisse. J’ai plusieurs soeurs jumelles, mais malheureusement, la famille a été dispersée dans plusieurs pays. Après une courte période en pouponnière, avec quelques centaines de mes jumelles, j’ai pris l’avion pour votre beau pays, via Granby.</p>
<p style="text-align: left;">Remise du décalage horaire, après quelques jours de repos, j’ai subi mes premiers tests. Un ordinateur m’a évaluée sous tous les angles: taille, cotes, cambrure, flexibilité, comportement à la torsion, réaction à l’écrasement ( à pleine charge et à demi-charge ), qualité de ma semelle, perfection de mon cosmétique&#8230; Le verdict final est tombé. Je suis destinée à un coureur d’élite ( n’ayons pas peur des mots ). Une magnifique étiquette me lie désormais à Paul J&#8230; mon nouveau chauffeur. C’est lui qui va prendre soin de moi ( nettoyage, passage au four, engraissement ). En échange, je me dois de lui assurer glisse, maniabilité, confort et efficacité. C’est ce que j’ai tenté de faire dans la course qui vient de se terminer. Je vous la raconte depuis le début.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Vendredi soir</strong></p>
<p style="text-align: left;">Je somnolais, confortablement allongée dans mon sac protecteur, dans une belle chambre de l’Écono Lodge lorsque Paul m’a ramenée à la réalité. C’est l’heure du fartage. Me voilà donc fixée au banc de fartage. Pour commencer, mon soigneur gratte la couche de fart qui me protège des rigueurs du voyage. Suivent quelques coups de brosse énergiques, histoire d’évacuer les quelques saletés qui pourraient boucher mes pores. J’aime particulièrement cette séance d’étrillage. Viennent ensuite sept couches de &#8230; (c’est un secret que je ne peux pas  dévoiler) .J’ai droit à une petite pose pour me refroidir. La phase de grattage est moins agréable mais on s’y fait. Quand à l’étrillage à la brosse, c’est mon moment préféré. Surtout avec la brosse de crin de cheval. Elle donne du brillant à ma base et rajeunit mes structures. De retour dans le sac de rangement, je m’accorde un repos bien mérité pour être en forme demain matin.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Samedi matin</strong></p>
<p style="text-align: left;">6h. Paul vient me sortir du sac et je rejoins les collègues par un beau &#8211; 1oC sur le plateau de départ pour les tests de glisse. Le contact avec la neige est brutal mais la cire me protège efficacement. Alignée avec mes confrères, je me sens intimidée par les regards admiratifs de  plusieurs skieurs.&nbsp;&raquo; Regarde les WCS&#8230; la base est de toute beauté&#8230; c’est le nouveau modèle&#8230; des bombes&#8230; tenue de piste incroyable &laquo;&nbsp;. Je dois cependant quitter mon fan club pour les tests de glisse. Il va falloir se montrer à la hauteur: je suis en compétition avec mes deux paires jumelles.</p>
<p style="text-align: left;">Le test est capital. Je dois me concentrer et faire de mon mieux. Le long d’un faux plat descendant, je plie, je courbe, j’épouse les moindres méandres de la piste refusant de me laisser ralentir pas les blocs de glace, les brindilles et les feuilles que je survole au passage. Grâce à ma Xplate, je répartis mes appuis le plus efficacement possible. Chaque centimètre me rapproche de la sélection. Je suis tellement absorbé par mon comportement que j’en rote du fartage. Tant mieux, ma glisse est excellente.&nbsp;&raquo; C’est les WCS que je prend &laquo;&nbsp;. Youpi !!! j’ai battu mes amies. Reste à prouver que je suis effectivement la meilleure.</p>
<p style="text-align: left;">Retour au calme. On part dans trente minutes. J’en profite pour me détendre les pores et me refaire une flexibilité. J’ai même droit à une petite gâterie ( au feutre, pour me récompenser ).</p>
<p style="text-align: left;">En route vers le plateau de départ, je salue quelques connaissances: Fischer, Atomic, Madshus qui comme moi se dirigent vers la ligne de départ.</p>
<p style="text-align: left;">La semelle sèche, les rainures tendues, bien calée dans mon couloir, j’attends le coup de feu.</p>
<p style="text-align: left;">Pan! C’est un départ. Démarrage en douceur. Ce n’est pas le moment de casser ni de se laisser intimider. Quelques coups de spatule pour me frayer un chemin. L’occasion étant trop belle, j’écrase un Madshus Nanosonic Carbon un peu trop agressif et balance un coup de spatule pas méchamment ( grâce à la souplesse de ma spatule Carbon Modulus ) à un RCS Skating Plus trop affectueux. En quelques minutes, on atteint le régime de croisière. La piste est large. On peut enfin s’exprimer pleinement sans risque de fracture. Je décide de suivre un groupe de 3 ou 4 paires qui glissent à mon goût. Le &laquo;&nbsp;cruise control&nbsp;&raquo; est enclenché. On peut même échanger quelques mots: &nbsp;&raquo; Tu viens d’où ? &#8211; C’est quoi ton fartage ? &#8211; Salut, bien récupéré de la semaine passée ? &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Et l’effort continue. Oh la belle petite paire de Peltonen Supra-X Hybtonite. Elle vient du Mont Ste &#8211; Anne. Je lui ferais bien le coup du klister qui colle mais plus tard&#8230; Pour le moment, je dois me concentrer. On est sur le chemin du Vieux Laval. La piste rétrécit et grimpe sur plusieurs centaines de mètre. Je sens l’effort appliqué par mon chauffeur. Chaque impulsion me colle à la neige. Je m’y agrippe de tout mon fart, m’efforçant de progresser sans relâche. Mes spatules pilent sur la paire qui me précède, mes talons sont écrasés par le poursuivant. Aie! Je viens de prendre un coup de pointe, ça pique. Ça joue dur, mais il faut s’accrocher. Le patron décide de doubler. Je me retrouve coincée entre un banc de neige et des Atomic World Cup agonisants. Des parcelles de terre m’égratignent le Ptex, mais je passe. Tant pis pour l’esthétique. Les cicatrices seront autant de preuves de ma combativité. La ligne d’arrivée est en vue. Il reste un second tour avant de penser au repos.</p>
<p style="text-align: left;">Le tempo accélère. La neige a changé. Granuleuse, elle glisse moins sous mes semelles. Agressée par des cristaux acérés, je sens ma glisse diminuer. Pour ne pas lâcher mon groupe, je me dois d’être vigilant et de compenser la perte de glisse par une technique irréprochable. Mes carres soufrent mais combatives comme je les connais, elles grignotent les secondes. Merci à mes concepteurs. Ils m’ont donné les qualités nécessaires pour attaquer chaque virage bien à plat, m’efforçant de suivre la meilleure ligne de courbe sans mouvement parasite ni dérapage intempestif. Le patron skie en puissance mais je sens bien qu’il se garde quelques cartouches pour les derniers kilomètres. Je garde donc quelques cartouches en réserve. Il faut tenir encore un tour.</p>
<p style="text-align: left;">Lors du premier passage devant la ligne d’arrivée, il faut faire bonne impression auprès des spectateurs. Puis on repart pour un second tour de souffrances. Mes cellules ne fonctionnant plus à plein régime, j’en perd des bouts. Je ne me souviens pas de tous les kilomètres.</p>
<p style="text-align: left;">J’amorce enfin le virage qui annonce le chemin du retour. Au second relais, le boss arrête. Il est temps de m’hydrater. J’ai le plaisir de me faire recouvrir d’une couche de fart liquide avant de reprendre la piste. Les faux plats se succèdent. À moi de me déchaîner. C’est le moment de larguer les concurrentes. Mes chants verticaux Triax assurent ma rigidité dans les descentes et ma double rainure me procure une formidable stabilité ( et une fluidité remarquable ). Semelles rigoureusement à plat, je relève mes spatules et je fonce, insensible aux charmes  et au cosmétique d’une de mes collègues de Québec joliment bien tournée ( 42/45/44/44 ). La fatigue commence à se faire sentir, je blanchis des talons. Mes réserves de fart s’épuisent. L’anémie me gagne. Consolation, les collègues que je dépasse le long de la rivière ont l’air maganées. Grand Seigneur, je dispense quelques encouragements: &laquo;&nbsp;Lâche pas, encore quelques kilomètres&nbsp;&raquo;. Tiens, ces Peltonen, je les ai vus au départ. Je viens de les rattraper. Bravo.</p>
<p style="text-align: left;">Le patron est déchaîné et la piste de l’aéroport est devant nous. La ligne d’arrivée est en vue. On se paye un petit sprint pour les caméras. Je suis électrisée. J’aurai certainement droit à un coup de défartant de Jan.</p>
<p style="text-align: left;">Terminé. Les semelles en l’air, j’attends que le boss se relève. Un bon samaritain me décroche des fixations. J’ai le droit à un bec du patron et à ses félicitations. &laquo;&nbsp;C’est pas des WCS, c’est des F18&#8243;&#8230;Toute une apologie.</p>
<p style="text-align: left;">Accotée à une barrière, je discute avec les amies. Conversation classique d’après course:</p>
<p style="text-align: left;">&laquo;&nbsp;J’avais du LF4&#8230; ça me ralentissait à l’ombre &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;&raquo; Mon CH4 était correct mais au km 45, le chauffeur a cassé &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">&laquo;&nbsp;Je vais avoir droit à une chirurgie esthétique, regarde la &laquo;&nbsp;scratch&nbsp;&raquo; que j’aie &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;&raquo; J’ai pris une pointe dans le Ptex&#8230; deux belles rayures&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;&raquo; J’ai vu un Carbonlite Skate Plus plié en deux &#8211; Il devait être plié de rire en te voyant passer &#8211; Ben non&#8230; y avait une gourde au milieu de la piste &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;&raquo; On se revoit au camp Mercier &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;&raquo; Je prends ma retraite, le boss me remplace l’an prochain &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;&raquo; Tu fais quoi cet été? Je m’occupe d’une paire de NIS Women pas mal à mon goût qui partage mon sac de rangement &#8211; Chanceuse, mon coloc c’est une vieille paire de skis de roche qui sent le crottin de cheval. Il vient du Mont Royal &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;&raquo; Moi je suis voisine d’un banc de fartage, on est fait l’un pour l’autre &laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: left;">Et la vie continue. On me flatte, me soupèse, me compare et finalement je retrouve mes copines dans le coffre de l’auto. Je vais pouvoir leur raconter la course.</p>
<p style="text-align: left;">Une petite semaine de repos s’en vient dès que j’aurai été nettoyée et recouverte d’une bonne cire molle.</p>
<p style="text-align: left;">À bientôt.</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="font: normal normal normal 10px/normal Monaco; color: #00ff00; min-height: 14px; text-align: left; margin: 0px;"><span style="color: #000000; font-size: small;"><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><span style="color: #00ff00; font-size: x-small;"><span style="font-size: 10px; line-height: normal;"><br />
</span></span></span></span></p>
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		<title>Marathon de ski OKA ( 2010 )</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 00:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Junique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compte-Rendu]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Oka]]></category>
		<category><![CDATA[Petit guide Junique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le marathon de ski d’Oka prend le départ ce matin et je ne voulais pas manquer la première édition. J’ai donc programmé mon réveil pour 6 :00 h. Et bien, ce matin, le réveil a sonné miraculeusement à 6 :00 h. Je ne me suis pas trompé dans les pitons. Je m’améliore.</p> <p>Le temps de &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/compte-rendu/marathon-de-ski-oka-2010/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le marathon de ski d’Oka prend le départ ce matin et je ne voulais pas manquer la première édition. J’ai donc programmé mon réveil pour 6 :00 h. Et bien, ce matin, le réveil a sonné miraculeusement à 6 :00 h. Je ne me suis pas trompé dans les pitons. Je m’améliore.</p>
<p>Le temps de petit déjeuner, d’engouffrer le matériel dans l’auto(1) et nous voilà partis ( Mireille et moi ) pour le Parc d’Oka. Les conditions sont idéales ( 3oC, pluie diluvienne, vent violent ) pour un 40 km.</p>
<p>C’est au chalet d’accueil que les participants se réchauffent avant d’aller réchauffer la piste. Tout est magnifiquement organisé. Les bénévoles sont souriants et sympathiques. La dame qui m’a donné le dossard m’a bien spécifié de ne pas oublier la puce électronique et de conserver le dossard pour l’échanger contre un lunch, à l’arrivée. Je prends le temps de vérifier l’étanchéité de mes skis ( je ne voudrais pas qu’ils coulent ) et me voilà fin prêt pour rejoindre la ligne de départ.(2).</p>
<p>Plusieurs skieurs testent déjà les skis. Les organisateurs ont pensé à tout :</p>
<ul>
<li> Pour que tous les compétiteurs aient les mêmes chances de performer, ils ont répandu de la garnotte sur les cent premiers mètres de la piste. Tous les skis seront donc rainurés (et pas uniquement ceux des ‘’Pros’’ qui ont un matériel sophistiqué pour faire des sillons dans les belles bases de PTex ).</li>
<li> Ils ont programmé une pluie forte et froide, ainsi qu’un fort vent de face pour que personne ne s’endorme au départ pendant l’annonce des dernières recommandations.</li>
<li> Pour s’assurer que les skieurs qui ont participé au 40 km du Mont Tremblant la semaine passé ont compris comment compter jusqu’à 5, ils nous proposent d’effectuer cinq boucles identiques.</li>
</ul>
<p>Bon ! Au boulot. Entre deux ondées, le départ est donné. Pour rendre la scène plus photogénique, tous les participants partent en même temps : ça donne l’impression qu’une foule de skieurs prend part à l’événement. L’idée est brillante.</p>
<p>Terminé les faits divers, on parle de la course. Comme pour tous les départs, je profite de mon grand âge pour me faufiler sur la première ligne ( personne n’oserait doubler un vieux dinosaure dans les premiers mètres ), ce qui me permet de ne pas m’enfarger dans des spatules ou des bâtons que je ne connais pas. Autre avantage, je fais plaisir à tous les skieurs qui vont me doubler dans les premières minutes de course.</p>
<p>Le premier kilomètre, face au vent, est un faux plat montant(3) plutôt agréable. Les amis qui me dépassent ont encore assez d’énergie pour me saluer. Virage à gauche, on abandonne la route pour rentrer dans le bois. C’est là que l’expression ‘’cross country ski’’ prend tout son sens. Puisque d’après le Larousse le cross country est une course à pied en terrain varié avec des obstacles, j’en déduis que le ski de ‘’cross country’’ signifie course de ski en terrain varié avec des obstacles. Et des obstacles il y en a… Les organisateurs n’ont pas lésiné sur la qualité et la quantité : roches, flaques d’eau, mottes de terre, morceaux de bois, branches, écorces, emballages de gels et de boissons énergisantes, gazon, boue, gourdes… Bref : du vrai cross country pour skieurs. Et tout ça sur les 6 km du parcours.</p>
<p>La pluie ne faiblit pas et dans certains virages on fait des vagues ( je vais essayer de surfer sur la vague du coureur qui me précède ).</p>
<p>Personnellement, j’aime bien les conditions extra-ordinaires. Elles me font penser à la devise d’Al Capone : &laquo;&nbsp;J’ai mal… ils ont mal&nbsp;&raquo;. Et j’ai mal. Mais je le prends avec le sourire parce que pour d’autres skieurs c’est peut être pire. On est en course, alors pas de pitié. On se lamentera après la ligne d’arrivée.</p>
<p>Je me suis fixé comme objectif de courir les 21 premiers kilomètres ( trois premières boucles ) et de compléter les deux boucles suivantes en mode survie.</p>
<p>Revenons au trajet. Après le virage à gauche, on aborde la portion la plus lente et la plus éprouvante Aucune glisse, de la boue et des virages serrés vont se succéder sur un ou deux kilomètres. En prime, deux montées abruptes sont stratégiquement placées là oû ça fait mal. J’en oublie la technique, le style et l’efficacité. Deux descentes ( glacées au premier tour, inondées aux tours suivants ) permettent soit de récupérer , soit de se mouiller les fesses ( au choix ). J’ai pris la première option et j’ai conservé mon énergie pour tomber un peu plus loin, sur une plaque de glace. Ma chaussure s’est dégrafée, il me faudra perdre quelques secondes ( et quelques places ) pour tout remettre en ordre. Mon ‘’lapin’’ en profite pour me distancer. Je ne le rattraperais pas. Je vais donc continuer seul. C’est plus propice à la méditation.</p>
<p>La route du parc est rejointe et conduit jusqu’à la 640, en une légère descente. Virage en U et la légère descente se transforme en une sévère montée, au bout de laquelle on vire à gauche pour un kilomètre dans le bois. La neige est brune, maculée de morceaux d’écorces de bois, de branches…mais une armée de bénévoles armés de pelles(4) recouvrent constamment  les différents déchets. MERCI, vous méritez les médailles.</p>
<p>Au sortir de bois, on reprend la route du parc ( une belle descente de un kilomètre ), direction l’arrivée. Face au poste de ravitaillement, il faut tourner et repartir pour un, deux ou quatre tours, selon la distance que l’on a choisi de parcourir.</p>
<p>Lors des deux portions de piste à double sens, on a l’opportunité de croiser les skieurs qui nous précèdent. C’est le moment de les encourager et de faire le point sur notre position. On peut aussi  (du coin de l’œil ) évaluer la position des skieurs qui nous poursuivent…</p>
<p>Les deuxième et troisième tours sont analogues au premier. Le tracé est le même, les bénévoles sont les mêmes, les obstacles sont aux mêmes endroits et la pluie tombe avec la même intensité. Par contre il y a une nette différence avec la qualité de la piste ; elle se détériore de minute en minute. Ce qui ne m’a pas nuit pour terminer le troisième tour et saluer les coureurs du 21 km avec qui je partageais la piste. By-by les amis, il me reste deux tours.</p>
<p>Il est de plus en plus délicat de rester sur la neige ( qui se transforme en bouillie brune, à vue d’œil ). C’est un vrai défi que de continuer à skier. Mes félicitations et mes respects à tous les skieurs qui sont encore sur les pistes.</p>
<p>Comment se sont passés mes deux derniers tours ? Agréablement. Je n’ai pas froid, la pluie ne m’importune plus, mes skis glissent bien ( dans les conditions présentes, on n’est pas trop exigeant ) et je suis heureux du défi que chaque pas procure. Le dernier tour est le plus agréable. Il rapproche de l’arrivée, des becs de Mireille …et de la douche. J’en profite au maximum, en me reposant  dans les descentes et en évacuant mes derniers relents d’énergie.</p>
<p>La ligne d’arrivée est proche. Je me compose un sourire, je m’ébroue et je fonce dans les bras de Mireille. Au fait : avez-vous remarqué qu’aucun skieur ne s’est écroulé sur la ligne d’arrivée ( comme on le voit souvent dans la plus part des courses ). La pluie et la piste détrempée sont-elles responsables d’une attitude moins spectaculaire mais plus douillette ? J’aurais du être sociologue.</p>
<p>De retour au centre d’accueil, je me change et grand seigneur, je laisse l’unique douche à un skieur ( en hypothermie ) qui n’est même plus capable de délacer ses chaussures. Je ne vous narrerais pas mon déshabillage, mon rhabillage, mon passage à la cafétéria et mes discutions avec les amis.</p>
<p>L’après course mérite quelques lignes. Allons-y.</p>
<p>Le repas fut excellent(5). Ce n’est pas dans tous les événements qu’on déguste un panini de la qualité de celui qui s’est retrouvé dans mon assiette. Quand au fromage d’Oka(6)…</p>
<p>Les remises de médailles et de prix de présence ont illuminé de nombreux visages. Un grand merci aux commanditaires. Je viens de réaliser que les panneaux ‘’Sprint’’ placés sur le parcours n’annonçaient pas une nouvelle marque de boisson énergisante mais délimitaient une zone d’attribution de bourse aux premiers skieurs. Je fais dur&#8230;</p>
<p>Le tout Skimco est là. J’en profite pour bavarder avec les amis et les féliciter de leurs succès respectifs.</p>
<p>Notons également les sourires des jeunes ( Fondeurs Laurentides, Montéréski, Montagne Coupée et tous les autres ) qui ont participé aux différentes épreuves. Bravo la relève, vous avez toute mon admiration pour avoir bravé les intempéries. Félicitations aux entraîneurs et aux parents qui vous ont accompagné. Je vous revois tous à Rimouski. Quand aux nombreux amis présents, bravo, bravo, bravo.</p>
<p>Au kiosque Madshus, on retrouvait les produits de la saison prochaine. Les couleurs des skis sont délicieuses. Variant de ‘’sunday aux bleuets’’ à ‘’coulis de fraises’’, elles nous annoncent un hiver 2011 des plus langoureux.</p>
<p>Les prix de présence sont incroyables. Les commanditaires se sont surpassés. Je n’en ai jamais vu autant et d’une telle variété.</p>
<p>Avant de vous dire ‘’À l’année prochaine’’, il me reste à remercier les bénévoles. Les médailles devraient être pour eux. Merci d’avoir affronté Dame nature pour que l’événement soit un succès.</p>
<p>Et le mot de la fin pour Nicolas, ses proches et les organisateurs. Un grand MERCI pour le maintien de la course, pour votre professionnalisme, pour votre gentillesse et pour votre dévouement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(1) J’ai même pris une veste de sauvetage et des palmes. Avec la pluie, on ne sait jamais.</p>
<p>(2) Ce sont plutôt des pointillés de départ, la pluie ayant effacé la moitié de la ligne.</p>
<p>(3) Un faux plat montant n’est pas un vrai plat descendant. Je le précise parce qu’un nono m’a déjà posé la question. Un faux plat montant c’est comme une montée, mais pas vraiment. On grimpe, mais juste un peu. Ça monte, mais pas pour vrai… Tout le monde a compris.</p>
<p>(4) La tournure de phrase laisse à désirer mais je l’abandonne à votre critique.</p>
<p>(5) Un mot de félicitation pour les deux enfants qui trônaient à l’entrée de la cafétéria et distribuaient les fromages.</p>
<p>(6) Je voudrais préciser que mes tests sur le fromage d’Oka confirment mes appréhensions : il sent plus fort que mes sous vêtements après une course. Ancien scientifique, je base cette affirmation sur une étude comparative de l’odeur de mon sac à dos ( contenant le fromage ) avec celle de mon sac de sport ( contenant mes vêtements mouillés et mes chaussures de ski ). Le sac à dos a fait fuir deux écureuils, le sac de sport a attiré deux maniaques de matériel Rossignol.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Tour du mont Valin ( 2010 )</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 19:21:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Junique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Circuit des Maîtres]]></category>
		<category><![CDATA[Petit guide Junique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nom: Tour du mont Valin – 20 mars en 2010</p> <p> Distances: 50 km et 38 km Style: classique ou libre. Participants, l’an passé: 59 (6 F / 53 H) en classique dans le 50 km 43 (12 F / 31 H) en classique dans le 38 km 103 (13 F / 90 H) en &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/circuit-des-maitres/tour-du-mont-valin/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Nom: Tour du mont  Valin – 20 mars en 2010</em></p>
<p><em> Distances: 50 km et 38 km<br />
Style: classique ou  libre.<br />
Participants, l’an passé: 59 (6 F / 53 H) en classique dans le 50  km<br />
43 (12 F / 31 H) en classique dans le 38 km<br />
103 (13 F / 90 H) en style  libre dans le 50 km<br />
38 (6 F / 32 H) en style libre dans le 38  km<br />
</em><br />
Cette loppet est la  dernière course qui compte pour la Coupe des maîtres. L’hôtel Le Montagnais,  Ville de Saguenay est l’hôte de la compétition. La majorité des compétiteurs y  logent. Le repas, la remise des médailles et la cérémonie de clôture s’y  déroulent après la course.</p>
<p>Le départ se fait au centre d’interprétation  du parc des monts Valin (360 rang Saint-Louis, Saint-Fulgence) relativement loin  des sites de logement (30 km au nord de Chicoutimi). Prévoyez un réveil matinal  pour vous assurer d’une place de stationnement proche de la ligne de départ  (mais ne rêvez pas, il y a toujours des lèves-très-tôt qui les occupent déjà à  votre arrivée).</p>
<p>Le stationnement n’offre pas grand place, vous laisserez  donc votre auto sur le chemin (comme tous les amis) et une petite marche vous  conduira à l’aire de départ, au centre d’interprétation du parc. Il n’y a que  quelques toilettes (mais il y en a assez à l’extérieur pour satisfaire à toutes  vos envies). Les places pour farter sont inexistantes, il vous faudra le faire à  l’extérieur.</p>
<p>Respectez la zone de réchauffement et n’empiétez pas sur la  piste de course.</p>
<p>Chaque distance correspond à un balisage de couleur  différente (renseignez-vous sur la couleur à suivre, c’est votre  responsabilité). Les départs sont alternés, aux 30 minutes, le style classique  partant en premier. Pour les participants au 38 km, la boucle dans le piedmont  est supprimée. Cinq relais de ravitaillement jalonnent la piste (espacés de 8 à  10 km). Vous y trouverez boissons et collations.</p>
<p>Après le coup de feu,  une boucle d’environ un kilomètre reconduit les skieurs (encore regroupés) au  plateau de départ, devant les spectateurs (pour les photos et pour récupérer des  bâtons de rechange en cas de bris).</p>
<p>Les dix premiers kilomètres  (rigoureusement plats) se déroulent sur le piedmont. Ils sont agrémentés de  plusieurs longues courbes. La piste est large et extrêmement bien entretenue. La  topographie du terrain offre une vue sur plusieurs centaines de mètres. C’est  déprimant de voir que les premiers ont déjà des centaines de mètres&#8230; d’avance.</p>
<p>Au premier relais (refuge du Piedmont, au km 15), il faut se préparer  mentalement à la montée (plusieurs kilomètres) qui ne saurait tarder. Exigeante  et difficile, elle durera jusqu’au sommet des monts. La piste n’est plus très  large et les dépassements deviennent problématiques. Avis aux patineurs: vous  allez certainement rattraper les retardataires de la compétition de classique.  Avertissez-les de votre présence. Ils se feront un plaisir de vous laisser  passer. Au deuxième relais (ruisseau Gabriel, au km 21), on peut commencer à  rêver de faux plats, mais il reste un dernier mur à gravir: le bras de l’Enfer.</p>
<p>Ouf, on est passé. Profitez-en pour relaxer au troisième relais (bras de  l’Enfer, au km 25). Vous êtes au sommet de la piste. Les organisateurs vous  offrent un tracé quasiment rectiligne et vallonnée sur une vingtaine de  kilomètres (pour admirer le paysage), ainsi que les deux derniers relais (Martin  Valin, au km 33 et Bras des Canots au km 40). Dans cette portion, le long des  lacs Martin Valin et aux Castors, n’oubliez pas chaque petit faux plat ascendant  hypothèque les jambes s’il n’est pas abordé en douceur. Maximiser votre glisse.  C’est le moment de se concentrer sur la technique. Les descentes ne sont pas  assez raides pour augmenter la vitesse. Il faut plutôt en profiter pour relaxer  et glisser.</p>
<p>Le bras des canots annonce la descente finale. ATTENTION:  elle est vertigineuse, longue et rapide. Si vous ne passez pas dans les  premiers, la piste sera usée. Skieurs: méfiez-vous, les dérapages successifs des  participants créent des barrières de neige (à l’extérieur des virages) qui  limitent le rayon de chaque courbe. Les chutes sont nombreuses (et les bris  aussi). La vitesse acquise est élevée, ne tentez pas le diable. L’an passé, les  organisateurs ont demandé aux skieurs d’enlever les skis pour descendre, sous  peine de disqualification. L’annonce a été faite plusieurs fois avant le départ  et les participants qui n’en ont pas tenu compte ont été disqualifiés (avec  raison).</p>
<p>La descente terminée, quelques kilomètres sur le piedmont vous  ramènent à la ligne d’arrivée. Sourirez, c’est terminé.</p>
<p>Le meilleur  reste à venir, une fois de retour au Montagnais (1080, boul. Talbot à  Chicoutimi): douche, repas, remise des médailles, cérémonie de clôture. Mais  surtout retrouvailles avec les amis et palabres d’après course.</p>
<p>C’est  autour de vraies tourtières que les conversations vont s’animer pour une partie  de la soirée. Si la cérémonie de remise des médailles traîne en longueur, c’est  probablement parce que les organisateurs concoctent également les résultats de  la Coupe des maîtres (qui seront dévoilés dans la soirée). Profitez-en pour  saluer les amis, la saison tire à sa fin.</p>
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		<title>Défi Mont Tremblant ( 2010 )</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 19:18:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paul Junique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Circuit des Maîtres]]></category>
		<category><![CDATA[Petit guide Junique]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nom: Défi Mont Tremblant – 7 mars 2010</p> <p> Distance: 40 km Style: libre Participants, l’an passé: 30 (2 F / 28 H) Stationnement vaste et très proche du chalet d’accueil. </p> <p>La salle de fartage est de dimension réduite mais elle fera le bonheur de tous les participants. Les supports à skis sont artisanaux, &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.amsfski.com/circuit-des-maitres/defi-mont-tremblant/">Lire la suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Nom: Défi Mont Tremblant  – 7 mars 2010</em></p>
<p><em> Distance: 40 km<br />
Style: libre<br />
Participants, l’an passé: 30  (2 F / 28 H)<br />
Stationnement vaste et très proche du chalet d’accueil. </em></p>
<p>La  salle de fartage est de dimension réduite mais elle fera le bonheur de tous les  participants. Les supports à skis sont artisanaux, prenez soin de bien y fixer  vos skis si vous décidez d’y appliquer une touche finale de fart (il est  frustrant d’abimer une base).</p>
<p>Le plateau de départ offre deux descentes  parfaitement appropriées aux tests de glisse. Les traceurs nous préparent  généralement de la neige souple et agréable.</p>
<p>Profitez de votre période de  réchauffement pour admirer le paysage. La vue sur le Mont Tremblant est  spectaculaire. Le plateau de départ est relativement large (mais situé en  plein-vent), vous aurez toute la place voulue pour démarrer en trombe. Conservez  votre survêtement jusqu’au tout dernier moment.</p>
<p>- Peter Austin le  lendemain (40 C)</p>
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