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Allô Rolland

Allô Roland par Paul Junique

Roland Michaud est à IMCO ce que Jack Rabbit est aux Laurentides : un symbole et un exemple. En plus, pour moi, c’est un ami. Alors quoi de plus agréable que de vous le dépeindre en quelques mots. Eh oui! Roland, c’est quelques lignes sont pour toi, avec mon amitié et mon admiration.

Roland, c’est un incontournable dans le petit monde des maîtres. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas en faire le tour en ski, ça veut dire qu’on est fatalement amené à le rencontrer sur une piste. La preuve : février 2000, 18 h 30, -22 °C, parc Maisonneuve. Je traîne péniblement mon sac à dos sur les pistes du Jardin botanique, mettant ainsi une touche finale à ma préparation pour le Marathon canadien de ski. Gelé et solitaire, je me demande comment on peut endurer un tel entraînement quand… « Allô Paul, ça va ? » C’est Roland, skis aux pieds, sourire aux lèvres qui me salue et me dépasse. Et puis ? Et puis, Roland a 77 ans et même avec un sac à dos, je skie vite. Vous avez tout compris. Ce bonhomme là, c’est la ténacité et la courtoisie réunies.

Ça fait seulement trente ans qu’il a attrapé le virus du bien-être, la souche « course à pieds-ski de fond » et depuis, son panégyrique est impressionnant. X marathons, plein de courses à pieds, cinq coupes du monde des maîtres, toutes les compétitions de ski au Québec, au Canada, quelques‑unes aux États-Unis et en Europe, un entraînement quotidien depuis trente ans. Tout ça avec le sourire et un moral d’acier.

Chez lui, c’est comme un musée de médailles. Il en a tellement, qu’un mur en est tapissé. Rayon photos, il est également équipé. Il en a de toutes ses participations, et même avec les personnages célèbres qui ont eu la chance de le rencontrer : Jo Maléjac, Alfred Fortier, le Pape… Ce n’est pas une farce, avant le Marathon de Rome 2000, Roland a accordé une entrevue au Pape qui était très content et espère venir le voir à Montréal dès qu’il en aura le temps.

Les articles de journaux et les émissions de télévision où il est apparu ne se comptent plus. Notre Roland, c’est une vedette, et simple avec ça; il ne m’a pas obligé à lire toute la littérature le concernant. À notre dernière rencontre, on a discuté de la vie, de l’entraînement, du plaisir d’être en forme, de la joie de se rencontrer et puis on s’est salué. On a rendez-vous sur une piste de ski, au prochain Camp des maîtres.

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