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Gatineau Loppet 2010

 

Nom: Gatineau 55 – 20-21 février en 2010
Distances: 53 km, 29 km
Style: classique ou libre
Participants, l’an passé: 370 (59 F / 311 H) en classique dans le 53 km
379 (43 F / 336 H) en style libre dans le 53 km

Les épreuves se déroulent sur deux jours. Le samedi est réservé au style classique, le dimanche au style libre. Pour ces deux journées de compétition, la polyvalente Mont Bleu se transforme en centre de ski.

Il est de mise d’arriver de bonne heure, puisqu’il y aura foule et votre véhicule risque d’être stationné bien loin du site de la compétition.

Étant donné la grandeur des locaux, il y a de la place pour tous (nombreuses toilettes et douches, grande cafétéria et amplement de place pour farter). Cependant le Salon du ski (on en reparlera plus tard) qui occupe le gymnase central attire une foule considérable. Ne laissez pas traîner vos affaires, regroupez-les et rangez-les correctement.

Mon organisatrice préférée …

Cet événement, organisé par une équipe de bénévoles supportée par des employés rémunérés, s’inscrit dans le circuit du Worldloppet. Ce circuit regroupe 15 autres épreuves de partout dans le monde. De nombreux étrangers viennent y participer. C’est l’occasion rêvée de se mesurer à des skieurs d’Outre-Atlantique. Tous les ans, un pays hôte est invité. Au Salon des Personnalités vous pourrez peut-être rencontrer l’ambassadeur du… ou du…Saluez-les de ma part.

Le gigantesque plateau de départ vaut le déplacement. Divisé en trois sections, il accueille:

  • dans sa première partie; la vague A (une centaine de compétiteurs qui vont parcourir la distance en moins de trois heures). Les places y sont réservées pour l’élite. C’est lors de l’inscription que le skieur doit remplir une demande pour accéder à cette section. Vous y côtoierez quelques vedettes internationales, nationales, provinciales et locales.
  • dans la deuxième partie; la vague B. On y retrouve les compétiteurs qui pensent couvrir l’épreuve entre trois et quatre heures.
  • et dans la troisième; la vague C. Elle rassemble les skieurs qui ne pensent pas briser le mur des quatre heures.

Le départ de chacune des vagues est décalé de quelques minutes. N’oubliez pas de faire activer la puce électronique qui va sanctionner votre temps de course et de faire marquer les skis (pour la vague A).
Quelle que soit la vague dans laquelle vous serez placé, une centaine d’autres skieurs la partageront avec vous. Une fois le signal du départ donné, il y aura foule autour de vos skis. Attention au bris de bâtons et aux chutes. Ne vous énervez pas, il reste 53 km pour se défoncer.

Le bouchon de skieurs est assez long et vous serez gênés pour un bon moment. Le premier kilomètre (plat) est constitué de deux ou trois longues courbes. Il est réservé aux engueulades, aux sacres, aux bousculades et aux insultes (malgré la largeur de la piste). On reste calme, l’apothéose s’en vient: un rétrécissement et une petite montée (200 m). Quoique vous fassiez, vous dérangerez quelqu’un (ou vous serez dérangé par quelqu’un). Alors souriez et admirez le spectacle.

Quelques centaines de mètres plus loin, un virage à droite propulse les skieurs sur la promenade de la Gatineau. C’est l’endroit stratégique pour les porteurs de bâtons de rechange, les fans-clubs et les photographes.

La promenade est assez large pour que plusieurs skieurs puissent y évoluer de front. On y double généralement les skieurs qui nous poussaient dans le derrière et on s’y fait distancer par ceux qui nous empêchaient de foncer. Dans ce faux plat montant, le dénivelé n’est pas très important, jusqu’au passage le long du Lac Pink (km 3). C’est le moment de rentabiliser la glisse. Le premier poste de ravitaillement est sur la droite, au-dessus du pont du Chemin Notch (km 4). Au cinquième kilomètre, on garde la droite, laissant sur la gauche la promenade Champlain (qui nous ramènera au départ, dans longtemps…). Les indications sont bien placées et parfaitement visibles). Quelques centaines de mètres plus loin, virage à gauche. On rentre dans le bois pour affronter la Montée Pingouin. Le défi n’est pas d’y arriver, c’est de la grimper. N’oubliez pas: « une montée se termine quand on commence à redescendre ». Gardez-vous de l’énergie.

La montée est longue, abrupte et difficile. Il y est quasi-impossible de doubler ou de se tasser pour laisser le passage. Je vous livre un petit secret. Arrivez avec un groupe de skieurs de votre calibre, qui skient avec le même tempo que vous.

– Si vous avez suivi un groupe un peu trop fort, vous allez exploser et nuire à vos poursuivants.

On n’est pas encore assez loin du départ pour qu’il y ait des trous entre les différents pelotons.

Par conséquent, en cas d’arrêt, vous ne pourrez plus réintégrer le flot de skieurs.

– Si vous n’avez pas été assez agressif et vous trouvez avec des skieurs un peu trop lents, les rôles seront inversés. Ils vous nuiront (remerciez-les quand même, ils vous offrent une petite récupération. Vous en profiterez une fois la montée terminée pour placer une accélération).

Les spectateurs se massent au sommet de la Pingouin et les “Go! Go!”, “Lâche pas, t’es capable” fusent de tous côtés. Malheureusement, rendus au sommet, on n’est plus capable!!!

Bon! Le pire est passé. On a maintenant droit à une dizaine de kilomètres de légères bosses, sur un parcours roulant, au sommet de la piste. Lorsque vous apercevrez deux vieilles citernes, sur votre droite, vous ne serez pas loin du belvédère Champlain et du virage qui amorce la descente du retour (sur la promenade Champlain). Attention aux chutes. Cette descente est longue et rapide. Concentrez-vous sur vos spatules et méfiez-vous des objets qui pourraient encombrer la piste (gourdes, enveloppes de gel, tuques). En rejoignant la promenade de la Gatineau (la piste qui vous a permis d’atteindre la montée Pingouin), encouragez les retardataires, si vous en croisez (ils sont loin des douches…). Le skieur aborde ensuite une longue montée, suivie d’une longue descente (jusqu’au point où on a embarqué sur la promenade). La piste continue sur la promenade jusqu’au centre Asticou par un long faux plat montant de 2, 5 km. Virage à gauche (très bien indiqué) pour rentrer dans le bois et retourner au plateau de départ (il reste 2, 5 km de souffrance). La piste est plus étroite et serpente entre les arbres. Deux petits murs vont vous obliger à puiser dans vos dernières réserves. Mais la récompense n’est plus très loin. Après le second mur, un virage (serré, attention) à droite vous propulse dans une descente raide et délicate. Deux courbes, proches l’une de l’autre (et des photographes) vous guettent, juste avant la ligne droite de l’arrivée.

Entre un verre de jus, les congratulations, les photos et les Kleenex (à volonté), n’oubliez pas de remettre la puce électronique aux organisateurs.

Les douches sont vastes et il y a de l’eau chaude pour tous.

Profitez du Salon du ski. Les magasins qui sont présents (mes amitiés à la gang de Peco’s) offrent des rabais intéressants sur de nombreux articles (notamment les farts).

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