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Loppet Boréal 2010

Nom: Loppet Boréal à Forestville – 27 février en 2010

Distances: 103 km, 54 km
Style: libre pour le 103 km, classique ou libre pour le 54 km
Participants, l’an passé: 25 (2 F / 23 H)

C’est mon coup de cœur et une de mes plus belles fins de semaine de l’hiver (avec le Marathon Canadien de Ski, bien entendu).

La plupart des participants qui viennent de l’extérieur logent à l’Écono Lodge-Danube Bleu. On y retrouve le QG des organisateurs, le local où se tient la remise des trousses de participant, où il y a un excellent buffet et tous les amis. Lors de la réunion du vendredi soir, les officiels donneront les dernières consignes: heure du départ, conditions de la piste, conditions de neige, points de ravitaillement (et nourriture qu’on y sert(1)). N’oubliez pas de récupérer votre dossard. Les skieurs du 103 km qui le désirent, pourront laisser un sac à dos (avec vêtements et nourriture) qui sera transporté le samedi matin (avant 7h30) au poste de ravitaillement du km 49. Les skieurs qui auraient l’intention de faire une ballade en motoneige peuvent, après dix heures sur la piste, être ramenés par une équipe de sécurité.
L’hôtel met à la disposition des skieurs une salle de fartage pratique et, gros avantage, proche des chambres. Le gargantuesque petit-déjeuner du samedi matin est parfaitement adapté à une petite ballade de 103 km.

Le plateau de départ se trouve à quelques dizaines de mètres de la porte de l’hôtel. On peut y accéder, la tasse de café à la main. C’est pratique pour les tests de glisse.

Selon l’enneigement du moment, après le coup de feu du départ, les skieurs font une petite boucle autour du plateau (terrain plat), histoire de profiter à nouveau des applaudissements des spectateurs (et croyez-moi, ils sont nombreux). Les organisateurs vous proposent ensuite une petite ballade le long d’une partie de la ville (J’en profite pour me remplir les narines en passant devant le MacDo.). La piste que l’on emprunte ensuite est en majeure partie une piste de motoneiges. Si vous en croisez, remerciez les occupants (si vous avez assez d’énergie pour parler); ils vous encourageront. Leur présence est rassurante (on est loin des douches). La piste est large et bien tracée. Le traceur a nivelé spécialement pour vous 103 km de piste, pour une journée seulement. Alors soyez tolérant si quelques mottes de glace n’ont pas été pulvérisées. Le relief est vallonné: les montées ne sont ni très longues ni abruptes. Modérez votre allure, il reste encore un bon bout…

La piste se dirige plein Nord pour une cinquantaine de kilomètres, le long du Chemin du Vieux-Laval. Entre les km 5 et 6, la première montée vous attend, suivie de 4 km de plat. Le poste de ravitaillement numéro un : le Casse-Pierre se situe au douzième kilomètre. C’est là que les participants du 54 km virent à gauche et quittent la piste du 103 km. Suit une bonne montée (sur un kilomètre). La récompense : une splendide descente de 2 km qui nous propulse au point le plus bas de la course (km 15). Une douzaine de kilomètres de montée continue (jusqu’au km 27) vous amène au second puis au troisième poste de ravitaillement (respectivement Lac Fournier au km 20 et Côte Adrienne au km 27).
On repart pour une bonne descente (sur un kilomètre) et treize kilomètres up and down avant d’atteindre le quatrième ravitaillement (Lac Maxime au km 39). Un petit repos est offert par le traceur de pistes. Il vous offre sept kilomètres de plat avant une dernière côte de trois kilomètres. Vous êtes au point le plus élevé de la course, le cinquième ravitaillement (Camp Jos-Beaulieu au km 49).

Et si on pensait à rentrer au bercail… D’accord… alors on vire plein sud. La récompense, pour cette sage décision ne se fait pas attendre. Vingt kilomètres de faux plat descendant nous transportent au sixième poste de ravitaillement (Rivière Sault aux Cochons au km 61).

La piste, totalement plate, va longer la rivière Sault aux Cochons pratiquement jusqu’à l’arrivée. Profitez des vues sur les plans d’eau glacée, elles sont splendides. Au passage des derniers postes de ravitaillement (Brise Culotte au km 70, Lac Cassette au km 78, Passerelle ZEC de Forestville au km 87 et Barrage du 6 miles au km 9), les rencontres avec les motoneigistes seront plus fréquentes.

Saluez-les. Leurs encouragements réconfortent.

En vue de l’aéroport, il ne reste que 3 km. On ne s’excite pas. J’ai pris un mauvais chemin, il y a trois ans (bilan: 1 km de plus avant de faire demi-tour). Enfin, après un dernier virage à droite, la ligne d’arrivée est en vue. On se prépare un beau sourire, on pense à s’inscrire pour l’an prochain et on s’écroule. La fête peut commencer.

Je vous conseille: un petit tour sous la tente (chauffée) qui se trouve à l’arrivée. Des boissons et une collation sont disponibles. Quant à l’ambiance, elle est annonciatrice d’un banquet mémorable. Ensuite, une petite visite au dépanneur (j’y vais à pied, sans même enlever les bottes). C’est celui qui se trouve le plus proche du plateau de départ (de toute la série de courses) et les spéciaux sur les six packs sont alléchants. Enfin la douche (dans votre propre chambre) et un dodo avant le banquet. Personnellement je vais visiter l’atelier de La Marchande de Sable. Ses sculptures sur sable et sur verre valent le déplacement. Je ne vous en dis pas plus, ALLEZ admirer.

L’heure du banquet(2) a sonné. Bénévoles, organisateurs, résidents, skieurs, tous ont droit à un apéritif, présenté par les étudiants de la polyvalente locale(3). Les convives se placent généralement par affinité. Pour le service, le maître de cérémonie nommera au hasard les numéros des tables. Ne vous en prenez qu’au destin si vous n’êtes pas dans les premiers servis. La cérémonie de remise des médailles se déroule durant le repas. Les médailles sont des œuvres d’art uniques(4), réalisées par La Marchande de Sable.

Je n’ai jamais participé à la danse qui suit le banquet (par manque d’énergie et excès de spiritueux).

(1) L’an passé, chaque skieur avait la possibilité de prendre un gel, à chaque poste de ravitaillement (on n’a pas cette chance dans toutes les courses).
(2) Un skieur m’a avoué s’être inscrit uniquement pour assister au banquet…
(3) Je les félicite une fois de plus pour leur courtoisie et leur politesse.
(4) Plaquettes de verre décorées d’un skieur en relief.

Attention au virage (à gauche) du km ???, au pont du Lac aux Pins. Il est généralement bien indiqué mais la courbe est serrée et en pleine descente.

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